mercredi 14 mai 2014

Radotage sur la Basse-Ville de Trois-Rivières

La source de tout conte, pour un raconteux du coin, c'est la réalité crue.

Tout le monde sait que les Trifluviens parlent trop. C'est ce qui fait tout leur charme. J'en parle en connaissance de cause. On cause dans les quartiers pauvres. Pour les autres quartiers, franchement, je n'en sais rien. Mais dans la Basse-Ville, on cause.

On pourrait se promener avec des drapeaux rouges ou noirs dans la rue, escortés par des policiers syndiqués, et ressentir le besoin qu'on a de causer dans Ste-Cécile ou bien la P'tite Pologne. Ce n'est pas mêlant, le monde sortait sur les balcons pour applaudir les parades du Printemps Érable avec une sincérité qui faisait chaud au coeur. Je le sais puisque nous y étions.

Donc, on cause dans la Basse-Ville et on y retrouve des masses de raconteux et de raconteuses.

Évidemment, on y parle avec une sagesse et parfois une bêtise que l'on ne trouve pas dans les livres. Ce qui rend les causeries d'autant plus appréciées. Elles nous ramènent les pieds sur terre, quoi.

La réalité est crue dans la Basse-Ville de Trois-Rivières. Crue comme un quartier portuaire avec ses pirates et ses honnêtes débardeurs. Comme un ramassis d'humain jetés sur les rives de la rivière Tapiskwan Sipi et du grand fleuve Magtogoek.

C'est là d'où je viens. Et pour avoir vu ailleurs un tant soit peu, je nous trouve pas pires qu'ailleurs. Et peut-être même mieux, sans qu'il ne soit question de faire appel à ce quelconque chauvinisme de politicien poche.

Où en étais-je avec mon conte? Hum... Je l'ai oublié en cours de radotage... Tant qu'à radoter, lisez-moi ça.

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