mardi 13 décembre 2011

La politique et la malhonnêteté

Un artiste ne devrait jamais s'ébattre trop longtemps dans les eaux fangeuses de la politique. La politique est un monde rempli d'appétits insatiables, de ruses déloyales et de malhonnnêteté en tous genres. Seul un politicien pourrait dire le contraire. Ou bien un type qui passe le café et les biscuits lors des réunions de tel ou tel parti qui conspire dans les coulisses du pouvoir sur l'art d'écraser le peuple.

Bon, je suis un peu artiste et j'ai mes très petites idées sur la politique. Je me suis souvent trompé et chaque fois que je m'exprime à ce sujet je crains de le faire encore. Je ne suis pas Dieu, moi, et encore moins un militant qui ne se trompe jamais pour mieux tromper tout le monde.

Pour résumer le tout, je m'en tiens à la logique formelle. C'est-à-dire aux faits. Toutes les raisons du monde ne valent pas un fait. Il faut savoir, à mon avis, départager l'opinion des faits, bruts et idéologiquement neutres.

La gauche, la droite? Des prétextes pour oublier la relation qu'un homme doit avoir entre sa condition mortelle et l'immortalité cosmique, entre le temps et l'infini.

Nous allons tous crever un jour ou l'autre, que l'on soit de gauche ou de droite. Alors pourquoi n'apprendrait-on pas à vivre ensemble une vie digne de ce nom?

La politique est le domaine exclusif du mensonge.

La vie est le domaine exclusif de la vérité.

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Cela dit, je me fous des messies politiques que les médias québécois nous inventent et nous rentrent dans la gueule à grands coups de sondages gnangnans.

Rien à foutre des petits bourgeois au sourire photoshoppé qui se prennent pour Duplessis, René Lévesque ou Fanfreluche.

Pendant que les petits bourgeois s'expriment sur les nécessités et vicissitudes de l'État, les pauvres se taisent et avalent le tas, toujours plus gros, que le capitalisme sauvage vaut bien leur faire gober.

On vend nos ressources naturelles pour cent fois rien. Et on trouve que les pauvres en demandent trop après les avoir déposséder de leur terre et de leur pays.

On construit des pyramides de gypse pour générer des enveloppes brunes qui viennent graisser les spin doctors et autres têteux du parti au pouvoir.

Si quelqu'un se lève pour dire que tout ça c'est de la grosse marde, de la corruption et de la fiente de petits-bourgeois, eh bien on dira qu'il est anti-Québécois.

S'attaquer à tous ces partis et ces militants qui plongent le Québec dans la pourriture, ce n'est pas manquer de patriotisme, pour ce que vaut le patriotisme et autres saluts niaiseux aux drapeaux.

Personne n'a le monopole de la québécité. Surtout pas les politiciens.

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Un artiste ne devrait jamais parler de politique. Et seulement leur laisser la parole, les enveloppes brunes et tous les stratagèmes merdeux.

On ne peut pas échapper à la politique, bien sûr. Elle rattrape tout le monde un jour ou l'autre. Ne serait-ce que parce que c'est l'endroit où triomphent l'injustice et la tyrannie.

On peut sans doute changer la politique. Si vous avez une petite idée à ce sujet, faites-le moi savoir. Mais de grâce, ne me parlez pas de tel ou tel programme politique. Je vais vous bâiller dans la face.

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